Fruit d'une collaboration entre un auteur kurde syrien établi à Paris et une illustratrice lilloise, ce beau texte illustré à l'encre noire sur des pages d'anciens registres de comptes évoque tout en subtilité l'exil et la perte provoqués par la guerre. Derrière le motif récurrent des cheveux blanchissant, pour certains à cause du temps qui passe, pour d'autres après avoir « traversé l'épouvante », l'auteur évoque la peur transformée en tristesse et s'interroge : « Sont-ils heureux, les vieillards de ce pays où je suis venu en hôte ? ». Les taches d'encre noire, à la fois scripturales et végétales, constituent comme des fragments en très gros plan d'une représentation plus large de cet arbre auquel s'adresse le poète et soulignent élégamment la mélancolie de sa méditation.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2020 | Le Port a jauni | 978-2-919511-65-5 | — | Marseille | AbeBooks · Momox |
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