S'il existe des poèmes vrais, et constamment vrais, c'est peut-être ceux d'Emily Dickinson (1830-1886). C'est vers elle qu'il faut se tourner. A la façon dont elle se tourne vers nous, ici, à tout juste seize ans. Dans la frontalité du face-à-face : sans fuire du regard. Car 1789, c'est le nombre de poèmes qu'elle écrivit à partir de 1850 jusqu'à sa mort ; sept ou huit le chiffre de ceux qu'elle publia. Vivante, elle ne désirait pas les rendre public : elle s'en explique dans ces pages. Elle leur a pourtant consacré sa vie entière, en silence. Là, gît une vérité, unique. Et cette solitude, nécessaire au poème, ne fît pas d'elle “La Recluse” qu'on crut ou croit : pas d'existence plus ouverte au monde. A ce qui du monde vient et fait signe. On s'en convaincra en lisant ces lignes : poèmes de toute une année avec pour la première fois leurs manuscrits reproduits.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2021 | Éditions Atmen | 978-2-9578997-3-9 | — | Tours | AbeBooks · Momox |
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