écrits 1970-1989
Dans son Journal, à la date du 27 mars 1811, Stendhal écrit : « La Sicile, si jamais je puis y aller, présente deux avantages : la nature humaine y est aussi forte et aussi curieuse à étudier que celle des plantes et des rochers. J'aurais, en habitant un mois quelque caverne sauvage de l'Etna, des sensations rares. ». En fait, Stendhal ne se rendit jamais en Sicile, mais il prétendit souvent y être allé. À plusieurs reprises, il ébaucha même des programmes de voyage, qu'il ne put jamais réaliser. Cette fascination de Stendhal pour la Sicile, idéalisée comme terre de passions violentes, est le point de départ d'un des essais les plus captivants de ce recueil qui réunit toutes les pages consacrées par Leonardo Sciascia à l'auteur de la Chartreuse. Bibliophile raffiné qui a tout lu, Sciascia y adopte la démarche du glaneur qui savoure le plaisir de retrouver, au fil de ses explorations littéraires, les traces de la présence, manifeste ou secrète, d'un écrivain auquel il voue une véritable adoration. Stendhalien invétéré, il propose au lecteur une virée littéraire jubilatoire où il nous est donné de rencontrer, entre autres, Giacomo Casanova et Emanuele Navarro della Miraglia, Giuseppe Tomasi de Lampedusa et Vitaliano Brancati, Alberto Savinio et Ettore Majorana.
Sujet :Et la Sicile
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Edizioni dell'Istituto italiano di cultura | 978-2-919205-30-1 | 194 | Paris | AbeBooks · Momox |
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