Allemagne, Italie et Suède
Les universités populaires en France ont suscité un regain d'intérêt d'abord timide dans les années1970-1980, qui s'est matérialise en 1987 par la création d'une Association des universités populaires deFrance (AUPF). D'abord très modeste, celle-ci ne compte à sa fondation que sept universitéspopulaires, le mouvement connaissant à partir des années 1990 une nouvelle dynamique. À compterdu début des années 2000, il s'amplifie et se diversifie avec l'émergence de nouveaux réseaux commecelui impulsé par Michel Onfray1 (université populaire de Caen) et Philippe Corcuff2 (universitépopulaire de Lyon) qui se retrouvent nationalement à l'occasion des Printemps des universitéspopulaires au début des années 2000. Le mouvement se trouve très vite relayé par l'émergence denouveaux réseaux d'universités populaires. Se multiplient alors les initiatives de toutes sortes :université de la transformation sociale, université populaire dans le cadre du musée du Quai Branly deCatherine Clément3 ou de l'Union pour la formation en clinique analytique (UFORCA) de Jacques AlainMiller4 par les lacaniens ou encore l'expérience d'une « université hors les murs » par la ville deStrasbourg dans les années 1990, dans le cadre de la mise en oeuvre de son programme d'éducationpopulaire, ou encore les universités Quart monde, issues du mouvement ATD Quart monde engagédans la lutte contre l'extrême pauvreté.
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