Il y a ces récits qu'on croise dans l'enfance comme des nuits ouvertes. On y revient. On a l'impression d'entrer dans un jardin ou une maison où on reconnaît tout d'avance et pourtant : elle est où, la trappe à mystère ? Peut-être simplement tient-elle à la ville. Andersen, le voyageur, les connaissait toutes. Alors il amplifie la nuit de Copenhague en y insérant tous les mystères de Londres ou de Paris. Et la magie tient en bonne partie à cet objet si humble, ces chaussures pour la pluie, qu'on laisse à l'entrée des maisons symbole même de ce qui circule dans la ville, et l'anonymat dès que franchie la porte. Reste le trouble : le souhait à volonté existe de tout temps dans l'univers fantastique du conte. Andersen le détourne par la ville, par les humbles qui la font. Et dites aussi qu'on y serait indifférent, à cette école du bonheur ? FB
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2012 | publie.net | 978-2-8145-5623-2 | — | [Montpellier] | AbeBooks · Momox |
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