Un roman peut-il devenir une arme contre le fascisme ? Quel rôle incombe à la littérature allemande dans le mouvement de résistance au nazisme ? C'est à ces questions que Lukács tente de répondre dans les trois textes réunis ici pour la première fois. Écrits entre 1938 et 1942, au coeur d'une bataille politique et idéologique aux dimensions alors tragiques, ces textes dénoncent un antifascisme « libéral » qui, à l'instar d'un Stefan Zweig, refuse toute perspective révolutionnaire et ne propose qu'un antifascisme abstrait ignorant des véritables forces sociales en lutte. Face à cette impasse, Georg Lukács défend des écrivains tels que Thomas et Heinrich Mann qui, en s'appuyant sur l'héritage classique opposent à la littérature de propagande « un réalisme critique vrai comme la vie » porteur d'un humanisme révolutionnaire dont le peuple est le premier acteur.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Éditions critiques | 979-10-97331-44-3 | 164 | Paris | AbeBooks · Momox |
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