La soudaine et fulgurante expansion du devoir de loyauté suscite autant de surprise que de perplexité. En droit des contrats, sa présence interroge tant il paraît faire double emploi avec la bonne foi. L'analyse permet de relever que ces deux normes ne traduisent pas le même concept. La bonne foi traduit celui de fidélité à la parole donnée, et la loyauté, celui de dévouement. Par nature, le devoir de loyauté n'a donc vocation à s'appliquer que dans les relations où l'une des parties se trouve dévouée à la satisfaction de l'intérêt de l'autre. Tel est le cas du mandataire qui a reçu pouvoir de représenter son mandant, ou seulement ses intérêts. Ici, le devoir de loyauté impose au mandataire d'agir «au mieux» des intérêts de son mandant. Le manquement est établi lorsque le mandataire parasite les intérêts de son mandant dans une mesure excessive ou qu'il les sacrifie. En droit positif, ce manquement n'est que faiblement sanctionné. Il est donc proposé de réhabiliter la fonction punitive de la responsabilité civile et de repenser les sanctions susceptibles d'être prononcées.
Sujets :Bonne foi (droit) · Mandat
Lieu :France
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2024 | Presses universitaires d'Aix-Marseille | 978-2-7314-1308-3 | 430 | Aix-en-Provence | AbeBooks · Momox |
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |