On connaît aujourd'hui Marina Tsvétaïéva, mais qui connaît son ami et son aîné, Maximilian Volochine (1877-1932) ? Volochine, peintre, poète, objecteur de conscience pendant la Première guerre mondiale, avait acheté une grande maison à Kotkébel, au bord de la mer, en Crimée. Il y a accueilli des centaines de personnes. Pendant la Guerre civile, il a écrit les poèmes les plus effrayants jamais écrits en russe sur la guerre. Ces poèmes, cent ans plus tard, sonnent comme s'ils avaient été écrits aujourd'hui. Ce livre, dans une première version, était paru en 1991 aux éditions Clémence Hiver. J'ai revu la traduction que j'avais faite alors de l'essai éponyme qu'avait écrit Tsvétaïéva à la mort de son ami, et j'ai élargi le choix de poèmes de Volochine que j'avais publiés.
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