Arrest de la cour des monnaies (de Lille) qui ordonne l'exécution de ceux des 20 décembre 1777 et 18 mars 1778, et qui, en conséquence, fait d'itératives défenses à toutes personnes ; de quelque état et Condition qu'elles soient, de recevoir ou donner en paiement aucunes pièces de fabrique étrangère, aucunes vieilles espéces, ni aucunes pièces de monnaie dont l'empreinte serait totalement effacée sans néanmoins, sous prétexte de ladite défense, qu'il soit permis de refuser dans aucuns paiemens les espéces d'or et d'argent, fabriquées en vertu de l'édit du mois de janvier 1726, sur lesquelles, de l'un ou de l'autre côté, il paraîtra quelques marques de l'empreinte qu'elles ont recues en exécution dudit édit ; le tout à peine, contre les contrevenants, d'être poursuivis extraordinairement et punis comme billonneurs ; enjoint à toutes personnes, propriétaires desdites espèces prohibées ou effacées, de les porter aux changes ou aux hotels des Monnaies, pour la valeur leur en être payée suivant le prix fixé pa — France. Cour des monnaies de Lille