modernité et clair-obscur, vers une esthétique de la science
Tantôt peintre des lumières, tantôt peintre des ombres, Joseph Wright of Derby (1734-1797) est tombé en désuétude pour le grand public. Son art reflète pourtant les débats d'une époque de transition fort similaire à la nôtre. Quitte à frôler avec l'hubris prométhéenne d'un rationalisme excessif, la Modernité ouvrante, particulièrement dans le champ des sciences et des techniques, fut grosse d'espoirs et de promesses. En un sens, notre époque celle de la société de l'information et du transhumanisme n'en est pas si éloignée. Mais Wright est loin d'être un exalté déraisonnable de la Raison. Sa prudence le confine à un clair-obscur inspiré par le sublime de Burke. Renouant avec la tradition mimétique d'Aristote, entre fonction cognitive et contemplation esthétique, il figure l'hybridation entre science et technique. Wright est un peintre-philosophe qui relève le défi aristotélicien de comprendre le monde par l'esthétique.
Sujet :Critique et interprétation
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Éd. l'Harmattan | 978-2-14-034119-9 | 147 | Paris | AbeBooks · Momox · |
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