O doux village de mon enfance Niché au fond de la vallée, Je t'admire du haut de mon errance Regardant la source de mes jours s'écouler. Entouré par une couronne de forêts Qui résonnent encore des cris joyeux, Dans le calme serein des cyprès La nostalgie imprègne mes yeux. Au loin, j'aperçois la Croix qui te protège Jusqu'au soir quand elle t'illumine, Les jours d'hiver sous la neige Elle est l'âme de tes mines. Les feux jaillis des longues cheminées Embrasent l'infinité des cieux, Pour en faire des figures laminées Prêtes à parcourir mille lieues. Terre laborieuse de nos ancêtres Qui a usé tant d'énergies, Et pris les plus chers de nos êtres Tu restes gravée dans ma vie. Caressé par des sons divins Dudelange, Escherange, Molvange, Tu vas doucement vers ton destin N'est-ce pas Volmerange. Marcel Rech Décembre 1988
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