Que devient notre monde commun par temps de catastrophe ? Anthropologue, Michel Agier a beaucoup enquêté en Afrique et en Amérique latine. C'est cependant à Paris, un terrain de recherche inattendu, qu'il a écrit ce livre, au moment où nos repères connus semblaient se volatiliser sous les effets du coronavirus. Reliés les uns aux autres, du marché humide de Wuhan aux mégalopoles américaines en passant par les vieilles villes d'Europe, nous formons une société mondiale dont les corps sont les nouvelles frontières. Et dans ce nouveau rapport aux corps et aux autres, c'est un retour des grandes « peurs cosmiques » qui se joue, ces peurs fondamentales et immémoriales qui disent la vulnérabilité du vivant. Dans les carnavals du Moyen Âge, on brandissait des épouvantails pour s'émanciper de la peur par le rire. Quelles seront les figures imaginaires qui nous permettront d'affronter ensemble nos peurs ? Trouverons-nous la liberté d'en jouer pour qu'elles ne nous dévorent pas ? Irriguées de nombreux récits et souvenirs, ces pages nous invitent à une exploration anthropologique. Elles nous aident à décentrer notre regard pour mieux comprendre « ce qui arrive ».
Sujets :Covid-19 · Peur collective · Société
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Premier parallèle | 978-2-85061-060-8 | 147 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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