Que doit-on aux autres, et que nous doivent-ils?? Le crédit rythme notre quotidien d'obligations chiffrées et d'échéances précises. Vivre aujourd'hui implique donc de faire ses comptes dans une société disciplinée, prévisible, en un mot?: conservatrice. Rien ne doit changer pour que les dettes soient honorées. «?L'argent magique n'existe pas?», résuma un jour un président de la République. Mais parfois, rien n'arrive comme prévu, et le conservatisme financier devient intenable. Il suffit d'une pandémie ou une guerre pour bouleverser nos obligations financières. À coup d'argent magique, les banques centrales rachètent les dettes fragiles, publiques et privées?; des travailleurs sont payés pour vivre sans travailler?; les finances d'un État paria sont soudainement invalidées. Est-il donc possible de réviser nos obligations, supposées la veille inflexibles ? Peut-on éviter le pire d'un «?retour à la normale?», celle de sociétés structurellement figées face aux tragédies de notre temps comme la catastrophe climatique??
Sujets :Aspect économique · Conservatisme · Crises financières · Dettes · Politique publique
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