Penser selon une « pensée-mouvement », c'est se concentrer, non sur les êtres et les choses existant dans leurs limites assignées, mais porter son regard sur l'intervalle, la passerelle entre ces êtres et ces choses. On évite ainsi ce cancer de la pensée occidentale et désormais mondiale : la dichotomie sous sa forme manichéenne qui oppose les choses deux à deux, en chiens de faïence (pensée de guerre). On considère que les choses et les êtres, non seulement ne peuvent exister sans leurs innombrables « relatifs » – l'arbre avec l'eau et la terre, l'animal avec son « milieu », l'homme, avec ses poumons et l'air qui les fait vivre, avec ses milliards de ses congénères –, mais encore sont continuellement modifiés dans et par cette relation. On oppose aisément la « relation » et le « rapport » : dans la relation, les éléments se transforment mutuellement ; dans le rapport, les éléments demeurent « tels qu'en eux-mêmes ». On repère soudain une lutte féroce de la culture humaine pour éliminer toute importance de la nature et prendre définitivement les commandes de l'univers. On peut relire critiquement toute l'évolution de la pensée et modifier son regard sur ce qui nous entoure, à l'aide d'une intelligence du coeur, d'une foncière bienveillance.
Sujets :Pensée · Relation (philosophie)
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2023 | Encre marine | 978-2-35088-206-2 | 153 | Paris | AbeBooks · Momox |
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