« Mais se sont-ils jamais sentis coupables ? Nous n'en avons pas la moindre preuve », constate Hannah Arendt lors de sa recension du procès d'Eichmann, procès qui mit en avant, de manière bien plus flagrante qu'à celui de Nuremberg, à quel point les dirigeants nazis étaient convaincus d'avoir bien agi. Remplacer la loi de l'État par la parole du Führer, et l'humanité par la race aryenne ne les a pas indignés. La morale nazie n'a pas renversé mais inversé les valeurs : comment un tel effondrement moral a-t-il été possible ? Comment l'idéologie nazie a-t-elle pu susciter aussi peu de refus, voire autant d'adhésion ? La thèse ici présentée consiste à dire qu'un discours politique ne prend sens que parce qu'il rencontre des dispositions psychiques qui lui reconnaissent du sens. Nous proposons de plonger au cœur de la subjectivité pour comprendre comment s'y forgent les valeurs.
Sujets :Bien et mal · Choix moral · Valeurs (philosophie)
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2017 | Éditions Apogée | 978-2-84398-493-8 | 79 | Rennes | AbeBooks · Momox |
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