« Tout ce qui est beau est difficile autant que rare » : formule qui clôt l'Éthique et qui s'applique à merveille à l'œuvre de Spinoza. On réduit souvent celle-ci à sa difficulté, ce qui est une bonne excuse pour s'épargner l'effort d'y entrer, mais ce qui interdit aussi l'accès à une pensée vertigineuse. Dans le présent ouvrage, il est question du corps, des huîtres, d'une vague, de l'amour, d'un virus, du sourire d'une jolie fille, de la place que les hommes occupent dans la Nature, de celle qu'ils croient y occuper. Toutes choses dont nous parle Spinoza, explicitement ou non, mais concrètement et d'une manière inégalable. Armé d'un peu de courage et de quelques clés utiles, on peut ouvrir plusieurs portes de L'Éthique, et tenter de s'approprier une pensée qu'il serait dommage de croire réservée aux seuls spécialistes. SOMMAIRE : PRÉSENTATION p.13 PREMIÈRE CLÉ : Situation de la pensée de Spinoza dans l'histoire de la philosophie p.17 DEUXIÈME CLÉ : Lecture de l'Appendice à la 1e partie p.31 TROISIÈME CLÉ : « Nul ne sait ce que peut le Corps » p.111 QUATRIÈME CLÉ : Désir – Tristesse – Joie p.159 CINQUIÈME CLÉ : Éthique contre Morale p.179 CONCLUSION p.195
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