Sur la plage, Oliver trouve une belle pierre ressemblant à un pingouin. Son amie Ophelia, elle, y voit plutôt un phoque. Pour Oskar par contre, la pierre est un requin ! À chaque fois, Oliver change de regard et adopte le point de vue de ses amis. Plus tard, en sautant dans l'eau, Oliver perd son maillot, révélant en fait être Olivia. Tous rient. Car comme pour les cailloux, le genre est ici une question de regard porté sur l'autre. Déproblématisée, la nudité de l'enfant devient un non-évènement, dénuée de projection idéologique, conservant avec subtilité toute la candeur enfantine de la situation. La justesse de la représentation estivale, le regard rieur des amis, l'usage intelligent de la pierre empêchent de tomber dans les travers d'un livre « sur », pour simplement offrir le portrait d'un enfant joliment attachant. Oui, décidément, une belle pierre.
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