Second livre de Tony Durand chez Motus après Qui suis-je (2021), ce petit album s'ouvre sur le célèbre « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » de Lavoisier et se clôt sur une citation d'Eugène Savitzkaya (« La transformation vaut mieux que l'inerte possession »). Entre les deux, l'auteur propose de très courts textes sur la transformation des êtres et des objets, soit par l'homme, soit par la nature. « La table se souvient que, quand elle était jeune, elle était un arbre ». Proche de l'aphorisme et de réflexions plus méditatives (« Le chien a complètement oublié qu'il y a longtemps, il était un loup »), ces courtes pensées s'accompagnent d'illustrations en papiers découpés sur les pages de droite. On retrouve avec plaisir la « qualité Møtus » pour proposer un bel objet, équilibrant avec justesse le texte et l'image.
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