On ne peut faire entrer un film dans le circuit de la publicité sans un titre. En tant qu'unité pragmatique par excellence, l'intitulation est minutieusement élaborée pour le public-spectateur. C'est donc sa valeur commerciale qui la situe dans un circuit d'échanges de biens de production. L'opération du titrage filmique constitue un acte de langage qui engage non pas un énonciateur, mais plusieurs sujets participant à un « contrat de parole » (P. Charaudeau) au sein de la boîte de distribution. Jusqu'à l'heure actuelle, les études portant sur l'intitulation cinématographique et sa traduction ont négligé la notion du « dédoublement » des instances participantes à cet acte de langage, dont les effets pragmatiques nourrissent la dimension de l'altérité dans ce circuit d'échanges. Située dans les paramètres de l'analyse du discours, cette recherche est consacrée à la mise en scène du dédoublement de l'énonciateur (titreur) participant au processus d'interprétation du titrage cinématographique, ainsi qu'au processus de production permettant sa traduction.
Sujets :Cinéma -- Publicité · Sémiotique et cinéma · Titres de films
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éd. l'Harmattan | 978-2-336-43113-0 | 156 | Paris | AbeBooks · Momox |
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