choeur (SATB) et orchestre
Achevé le 12 mai 1897 à l'occasion de sa quatrième et dernière participation au prix de Rome, Sous-Bois ne compte certes pas parmi les ouvrages les plus représentatifs ou les plus avancés de Max d'Ollone. Œuvre de jeunesse, œuvre de concours, elle fut avant tout conçue pour répondre à diverses exigences dont le musicien n'était pas véritablement le maître. Toutefois, entre manifestation, somme toute naturelle, de l'influence exercée par Jules Massenet, pure démonstration technique et respect d'une certaine tradition académique d'élégance et de clarté, il restait encore de la place pour l'expression d'une véritable sensibilité. Ainsi, comment ne pas admirer dans ces quelques pages le délicat équilibre obtenu entre la richesse de l'accompagnement et l'apparente simplicité de l'écriture chorale? Fidèle à l'esprit du poème de Philippe Gille, c'est avec une fraîcheur toute naturelle, presque sensuelle, que l'auteur parvient à mettre en valeur sa maîtrise de la forme et du timbre, de l'harmonie et du contrepoint, en un tout homogène d'une assurance rare chez un si jeune musicien. Profondément ancré dans l'héritage du XIXe siècle français à une époque ou l'art musical cherchait à explorer de nouvelles voies, Sous-Bois témoigne de cette esthétique particulière propre aux ouvrages du prix de Rome. Longtemps décriés comme de simples exercices de style profondément passéistes, ils n'en recèlent pas moins de véritables beautés qu'il convient aujourd'hui de redécouvrir.
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