Pour qui erre, il convient de dégager les routes Patrick Argenté écrit dans une nouvelle langue, émaciée, sans une once de graisse, toute en énergie. Les mots sont prêts à bondir, pumas affamés de vérité. Il y a, dans sa manière de rendre aux phrases leur fonction poétique initiale, un art de la concision inspiré à la fois d'Appolinaire, de Tacite et du créole. Si ce n'était que pour dire combien la poésie est jolie, cela n'aurait pas d'importance, mais Argenté est un vrai poète, un barde, un griot, un prophète, vous savez, celui qui dit des choses pas toujours agréables, mais qui ont la sombre beauté de la réalité. Dans une cohérence qui force la lecture, Argenté nous permet de comprendre ce qui relie l'Amérique latine, l'Inca, la Selva, le chevalier errant, Sancho Panza, nos passions destructrices, nos vies.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | Jacques André éditeur | 978-2-7570-0482-1 | 79 | Lyon | AbeBooks · Momox |
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