Tout au long des différentes phases de son œuvre, Camus a entretenu un dialogue philosophique avec Nietzsche. Ce dialogue pose notamment, à partir de leur diagnostic commun du nihilisme moderne, la question de la possibilité d'un nouvel humanisme. Aristocratique et largement esthétique, le « surhumanisme » de Nietzsche est un humanisme de la rupture et du dépassement, qui veut reprendre le fil d'une histoire de l'homme corrompue par les valeurs morales du judéo-christianisme, grégaire et stérile. Camus, lui, fonde son humanisme sur une révolte « qui dit non à ce qui transgresse les frontières de l'humain et qui dit oui à la part précieuse de lui-même » (Jean-François Mattéi). Cette part précieuse est ce par quoi l'homme échappe à l'histoire, aux oppressions et aux crimes qui y ont cours, ce en quoi réside son humanité permanente dont il faut à tout prix respecter dans toutes circonstances la liberté et la dignité. Analysant intelligemment les traces de Nietzsche chez Camus, Gilbert Merlio jette un éclairage nouveau sur l'œuvre et la personnalité d'Albert Camus, plus que jamais nécessaire en ces temps troublés.
Sujets :Critique et interprétation · Humanisme · Influence · Nihilisme (philosophie)
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |