Ce document décrit la construction et quelques propriétés de la série conjoncturelle des violences sexuelles, publiée par le SSMSI mensuellement depuis avril 2019. Comme les autres séries de l'Interstats Conjoncture, elle reflète l'évolution du nombre de crimes et délits enregistrés par les services de police et de gendarmerie. Elle ne mesure donc pas la totalité des faits de délinquance subie par la population car toutes les victimes ne portent pas plainte. C'est tout particulièrement le cas pour les violences sexuelles. Selon l'enquête « Cadre de vie et sécurité », sur la période 2011-2017 seule une victime de violences sexuelles sur huit a déposé plainte dans un commissariat ou un poste de gendarmerie. Le taux de plainte s'est toutefois nettement accru entre 2016 et 2017 en arrière-plan de l'affaire Weinstein en octobre 2017 et des mouvements de libération de la parole des victimes sur les réseaux sociaux dans un contexte d'amélioration de l'accueil des victimes dans les commissariats et gendarmeries. Les évolutions de la série des violences sexuelles enregistrées par les forces de sécurité doivent donc être interprétées en tenant compte de ces éléments de contexte.
Sujet :Violences sexuelles
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