Une gestuelle délicate, une intonation ironique, un mouvement de tête hautain, des Repetto blanches portées pieds nus, autant de détails qui valent à Serge Gainsbourg le titre mérité de dandy, dont on l'honore depuis le début de sa carrière jusqu'à la récente commémoration des trente ans de sa disparition. Il faut néanmoins aller au-delà du paraître de Gainsbourg, pour en révéler toute la profondeur. Par son orgueil, son obsessionnel souci du self-control, son goût pour l'artifice et la sophistication, son culte du beau et de l'originalité, le chanteur a toute sa place dans la famille sans chaleur des dandys du XIXe siècle, ceux qu'il préfère. En peuplant sa maison d'objets superflus, en achetant une Rolls qu'il laisse au garage, en perdant chaque matin deux ou trois heures à ne rien faire, Gainsbourg se laisse toucher par l'inutile qu'il appelle « la grâce des dieux ». Dans ce livre novateur et lumineux, Marie-Christine Natta montre que le dandysme est pour Gainsbourg bien davantage qu'un bel ornement : comme chez Barbey d'Aurevilly, Baudelaire et Oscar Wilde, il fonde sa personnalité, son esthétique et sa morale.
Genre :Biographie
Sujet :Dandys
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | Passés composés | 978-2-3793-3036-0 | 381 | Paris | AbeBooks · Momox |
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |