Dans une ville tranquille de Belgique, la rue Josaphat. Elle est située dans un quartier pavillonnaire caractérisé par un renouvellement de sa population, tant générationnel que culturel. Trois regards alternent : celui de Joséphine, septuagénaire, ancienne militante socialiste. Le cambriolage dont elle est victime vient à point nommé pour embraser sa haine à l'égard des "voyous" du voisinage. Parmi eux, le deuxième narrateur, Rachid, lycéen épanoui, et ses copains de toutes origines, tous porteurs des mêmes valeurs morales et collectives. Grâce à leur sens de l'observation et à leur sensibilité, ils vont aider un ami à se sortir du délit dans lequel il s'est laissé entraîner par la troisième voix du récit : une voix de l'intérieur, slamée, celle du journal intime d'un dealer empêtré dans un réseau. Il s'avérera qu'il n'est autre... que le neveu de Joséphine. Le récit offre des points de vue en contrechamp sur des problématiques d'actualité, telles que la peur de l'autre. Le conflit social et générationnel est là.Il éclate même parfois à travers des paroles extrémistes reflétant la réalité de certaines mentalités. Mais l'ensemble des personnages et des situations centrales ou secondaires laisse une vraie place à l'espoir d'une réconciliation. S'il suffisait de vouloir se connaître ? (D.C.)
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| 2011 | Mijade | 978-2-87423-080-6 | 158 | Namur. - [Lagny-sur-Marne] | AbeBooks · Momox · Vinted | BNF → |