la réécriture de la légende dans le monde byzantin, Jean Malalas et ses successeurs
On a longtemps considéré que le monde romain a disparu avec la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, en 476. Pourtant, l'Empire s'est maintenu en Orient, avec Constantinople, la nouvelle Rome fondée par Constantin sur les bords du Bosphore : celle-ci a continué à se réclamer de l'héritage romain, au point qu'elle a conservé le souvenir de celui qui avait fondé la ville aux sept collines, Romulus. Cependant, la vision que les Byzantins se sont faite du premier roi de Rome, telle qu'elle a été mise en forme par Jean Malalas, à l'époque de Justinien, puis reprise par toute une série d'auteurs, y compris en langue syriaque, jusqu'au XIIIe siècle, n'a guère retenu l'attention des commentateurs, tant elle leur a semblé aberrante, pleine d'erreurs et d'anachronismes par rapport à la version classique, transmise par Tite-Live, Denys d'Halicarnasse et Plutarque. En fait cette vision traduit une adaptation de la légende du fondateur aux réalités de la nouvelle Rome, ce qui montre qu'elle gardait sa capacité à rendre compte de ce qui restait, en Orient, de l'imperium Romanum.
Genres :Chroniques grecques · Chroniques syriaques
Sujets :Critique et interprétation · Historiographie
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |