Pour une exposition, Clarisse, galeriste, rencontre Bella Goldberg installée au c0153ur de la Beauce. Un lien fort s'établit d'emblée entre les deux femmes. De visite en visite, Bella se livre, retraçant son histoire où la sculpture s'impose très tôt comme une évidence mais a toujours été compliquée. Née à Kiev en 1951, il y a deux choses qu'enfant elle découvre très vite : sa condition de « youpine » et sa passion pour le modelage. Plus elle grandit, dans un climat fortement antisémite, et plus sa sensibilité artistique la place en porte-à-faux avec le système soviétique. À 21 ans, elle décide d'émigrer en Israël. Une première demande refusée l'estampille Refuznik, avec nom inscrit sur la liste noire des ennemis du peuple. Ce n'est pas Israël qui sera la terre promise espérée, ce sera la France. Servi par un dessin au trait charbonneux et une palette graphique subtile, un très beau portrait de femme, une réflexion sur le statut d'artiste et une passionnante leçon d'Histoire ! « Bella » existe vraiment, elle a souhaité garder l'anonymat sous ce pseudonyme.
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