Comme beaucoup de mes contemporains (surtout en Île-de-France), je suis dé-bor-dé ! C'est peut-être pour cela que j'ai été particulièrement sensible à l'éloge que fait Frédéric de Coninck du temps que Dieu nous donne, avec soubresauts et ses longueurs. À « une société malade de vitesse » et à une Église en partie contaminée, l'auteur recommande les bienfaits de la lenteur. Non celle de l'embarras et de la paresse, mais celle de la construction des relations et de la maturation. Aux réflexions de l'honnête homme qui débouchent sur des « exercices de lenteur », il ajoute la perspicacité du sociologue qui met en lumière le « culte illusoire de la vitesse » de notre société et la profondeur du croyant qui se nourrit de l'Écriture. Ainsi, les pages qu'il nous propose s'enracinent dans la méditation du texte biblique et y conduisent d'une façon remarquable. Si, comme moi, vous êtes pressé par le temps au point de négliger parfois ce qui compte vraiment, je ne puis vous conseiller qu'une chose : arrêtez-vous et lisez cet ouvrage. De préférence lentement ! Ce sera la meilleure manière pour apprécier à nouveau le temps à sa juste valeur et en faire votre ami. Étienne Lhermenault, président du CNEF et professeur de l'IBN.
Sujets :Budgets temps · Religion · Églises protestantes
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | Éd. mennonites | 979-10-91090-12-4 | 76 | Montbéliard | AbeBooks · Momox |
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