Antoine Vitez s'est éteint le 30 avril 1990. Il avait cinquante-neuf ans. Cela va faire trente ans et l'on dirait à peine que c'est hier. « C'est à n'y pas croire », ainsi que disait Aragon, dont il fut l'ami attentif après en avoir été le secrétaire. Voilà toute l'énigme de la cristallisation de la mémoire du temps passé. Pour ceux qui ont connu et aimé Antoine Vitez, la succession des années ne compte pas, mais il importe de ranimer la flamme de son souvenir pour les autres qui n'ont pas voix au chapitre, à plus forte raison si, de son vivant, ils n'étaient pas nés. C'est aujourd'hui le dessein de l'Association des Amis d'Antoine Vitez, présidée par sa fille Jeanne, pour qui il s'agit « d'interroger sa place dans le théâtre français et comment elle est perçue par les artistes d'aujourd'hui ». Les pages qui suivent ont été écrites à chaud, sous le coup de l'émotion provoquée par la disparition foudroyante d'Antoine Vitez. C'était écrit dans l'urgence de la perte. Les éditions Messidor, qui n'existent plus, publiaient en septembre 1990 ces « Profils perdus d'Antoine Vitez » dans leur collection « Libres propos ». Les éditions Le Clos Jouve s'emparent à présent de ce texte, jadis composé dans l'immédiat. C'est peu dire que j'en suis touché.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2019 | Éditions le Clos Jouve | 978-2-9569413-0-9 | 46 | Lyon | AbeBooks · Momox |
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