Rendre la justice est au cœur du contrat social. C'est pour cela que les procès tiennent une place centrale et publique dans la cité. Trois procès sont ici rassemblés. Le procès Bénac nous raconte comment, en 1914, un soldat, soupçonné de désertion, sera passé par les armes, malgré la très solide plaidoirie de son avocat. Les deux autres procès, celui dit de Bobigny, et celui de Patrick Henri sont exemplaires. Exemplaires, parce qu'ils ont chacun donné lieu à une réforme essentielle de la loi, la dépénalisation de l'avortement et la suppression de la peine de mort. Les avocats de la défense ont décidé d'inverser la mécanique de l'accusation. Ce n'étaient plus les prévenus qui étaient accusés, mais la loi elle-même, celle qui fondait les poursuites. Ce qu'ont dit alors Gisèle Halimi et Robert Badinter dans leurs plaidoiries respectives a préfiguré ce qui s'est dit ensuite au Parlement pour abolir, en 1976, la pénalisation de l'avortement, puis en 1981, l'abolition de la peine de mort.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2023 | Éditions Marie Romaine | 978-2-494738-08-9 | 206 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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