considérations sur la mort de Paul McCartney, postface ajoutée à la 2e éd. de "Poppermost"
Poppermost part d'une hypothèse qui troubla son auteur : la pop music aurait changé le monde et surtout la manière dont on le comprenait. Alors, épaulé par les chansons des Beatles qui en suggéreraient l'essence, il a décidé de voyager à travers ses principales notions, baptisées ici : expropriation originelle, imposture, tour, tournure, etc., qui distinguent la pop music (anglaise) du rock (américain) basé au contraire sur l'idée d'authenticité et la figure maîtresse du héros. Il se contente de mettre en lumière certains rapports que l'auteur a cru, à tort ou à raison, encore inapparents, et d'en tirer quelques premières conséquences. Sous-jacent à son écriture est l'intuition suivante : le tort du christianisme (et de ses variantes modernes : positivisme, marxisme, psychanalyse ou libéralisme) est d'avoir tenté de détruire le royaume des fées et bafoué l'idée d'amour. L'amour courtois, les anarchismes, le dandysme, le surréalisme et la pop culture seraient des retrouvailles (à divers degrés d'immédiateté) avec cette magie immanente qui donne sens à nos vies. Un voyage dans la pop culture à travers l'œuvre des Beatles et des Residents, mais aussi de Lewis Carroll, Antonin Artaud, Léon Bloy, William Burroughs et Friedrich Nietzsche. Publié pour la première fois en 2002, réédité en 2012, Poppermost resort au format poche, dans la collection Dos bleu.
Sujets :Critique et interprétation · Esthétique
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