Le nouveau recueil d'Aiat Fayez entrelace des thématiques cardinales dans son œuvre : l'exil et le deuil, la mémoire et l'oubli, et l'étranger – soi-même et l'autre réunis. Place des Minorités met en scène le même couple, pris à trois âges différents de sa vie : « Un seul couple est en action, et les deux autres l'observent en silence, rient et commentent parfois ses propos. » Tandis qu'Elodie fait carrière à l'université française, Matteo, comédien de profession, est confronté aux stéréotypes de son origine italienne. Au fil des années, l'écart se creuse et les vaines expériences cèdent la place aux désillusions. Jusqu'au bilan final, après une ellipse de vingt-cinq ans, dressé par leur fille adoptive : Loris raconte son adolescence et la ségrégation vécue, personne ne l'imaginant fille d'un Italien – pour sa couleur de peau. Dans Le Monologue de l'exil, la quête de la terre natale est puissamment mise en balance avec la question du suicide. Texte-mémoire en hommage à un alter-ego, frère d'âme du narrateur, ce monologue est une conjuration de l'oubli. Le temps d'une ultime promenade solitaire sur les traces de souvenirs partagés : l'enfance en Iran, des bribes de vies dans les villes universitaires anglaises, puis à Vienne, Berlin, Paris ou Budapest, dans des rues ou des cafés, toutes terres d'un inexorable exil. Aiat Fayez s'inscrit ce faisant dans l'imaginaire d'écrivains européens de l'exil, de leur tragique destinée et d'une quête de soi par l'écriture.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |