La société nous retient dans son sein. Nous sommes l'arbre, elle est le terreau. Lorsque celle-ci nous nourrit, elle et certaines de ses substances saumâtres trempent notre existence dans quelques impuretés corruptrices qui nous flétrissent, nous racornissent. Le plus afflictif, le plus douloureux, ce n'est guère le remède, mais l'indolence, l'inertie. Un homme solitaire n'est perfide que s'il s'obstine à demeurer entouré et enserré au milieu de certaines présences nuisibles. Non pas pour devenir asocial, mais il se doit de désapprendre à aimer, d'ébrancher l'arbre de sa vie et le dépouiller de toutes ses mauvaises racines. La solitude n'est aucunement maladive lorsqu'elle aspire à la pureté de l'âme de celui qu'elle a adopté et qui, à son tour, finit par l'accepter. La déréliction est une société en elle-même. L'être solitaire ne vit pas dans le vide et n'est jamais perdu dans le néant. Son esprit à lui seul est peuplé de tout un monde… celui de ses idées.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016 | The BookEdition.com | 979-10-95956-02-0 | 206 | [Hallennes-lez-Haubourdin] | AbeBooks · Momox |
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