Parti un mois à Cuba auprès d un frère en mission, seul depuis 5 ans, je me suis retrouvé avec le handicap de ne pouvoir dialoguer. Je n avais pas appris l espagnol à l école. Internet étant peu disponible, le téléphone n en parlons pas, je me retrouvais vite comme enfermé dans une solitude nouvelle. Je me suis mis à écrire. Assez vite du reste. Je n en avais pas le projet. C était plus, je crois, pour pouvoir parler à quelqu un. Un peu comme Robinson. Ce livre a été mon Vendredi. Ce travail eu l effet d une catharsis. Ecrire m a fait regarder autrement. C est d abord la vie qui m a frappé : étonnante, foisonnante, pleine de ces détails sur lesquels on glisse si facilement. Et puis, des lectures, des travaux antérieurs sont revenus en surface. En fait, ils étaient là en attendant d être utile. J ai écrit sans rien construire. Les mots, les citations sont venus tout seul. Et enfin, j ai expurgé certaines violences. Elles étaient là aussi. Cachées ou que je ne voulais voir. On dira peut-être que certaines critiques sont trop rapides. Ou trop dures. J ai voulu les laisser telles quelles. Rien à faire des circonvolutions ou de faire un récital de lieux communs éculés.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | Bibliocratie.com | 978-2-36673-183-5 | 135 | Paris | AbeBooks · Momox |
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