Fille d'Hiroshima et Nagasaki créée en 1970, la personnage de BD de la jeune électronicienne Yoko Tsuno aurait pu visiter l'Expo '70 d'Osaka. Parmi les 60 millions de visiteurs de ce capharnaüm métaboliste high-tech, elle aurait pu s'émerveiller du pavillon interactif que Pepsi-Cola commandite au collectif d'artistes EAT (Experiments in Art and Technology). Mais pourquoi une multinationale du soda confiait-elle, en pleine guerre du Viêt Nam, sa vitrine éphémère à des représentants de la « contre-culture » ? Spécialiste de l'histoire des médias et de l'émergence de la cyberculture, Fred Turner fournit ici quelques clefs de lecture du moment où, aux USA, le naufrage des communautés néo-rurales hippies s'apprête à réinventer la Silicon Valley... Auteur des ouvrages Aux sources de l'utopie numérique... (2006) et Le cercle démocratique... (2013), Fred Turner enseigne à l'Université de Stanford, Californie – Préfaces de Gabrielle Schaad et Nikola Jankovic.
Sujets :Arts · Constructions pour expositions · Contre-culture · Design interactif
Lieux :États-Unis · Ōsaka (Japon)
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