roman
Pejman, qui a vu la moitié de son visage. Balqis Al-Mulhim L apocalypse, la Bosnie-Herzégovine l a vécue par deux fois. La première fois par les tueries en masse, les viols en masse, les déplacements en masse, les déportations en masse sous les yeux du monde dit des Droits de l homme, et, ironie du sort, avec la complicité des casques bleus néerlandais et le mutisme des puissances occidentales. La seconde fois et c est peut-être la plus dure, celle qui tue le plus, qui torture, éprouve le plus, c est la découverte des charniers et la recherche des restes des disparus, ce sont les destructions engendrées par la guerre, les témoignages et les récits dramatiques sur les tragédies qu ont vécues les musulmans. Sortir des enfants de la classe et les assassiner dans la cour de leur école parce qu ils étaient musulmans, violer des femmes devant les yeux de leurs enfants, obliger des pères à boire le sang de leurs enfants saignés devant leurs yeux, obliger des jeunes hommes à pratiquer l inceste sur leurs propres pères, égorger des jeunes hommes devant les yeux de leurs parents, violer une femme enceinte à son neuvième mois et l obliger à choisir le couteau avec lequel son bourreau va l éventrer... Et la liste n en finit pas des pratiques de torture diaboliques inventées par les criminels serbes. A-t-on jamais imaginé, cher lecteur, que le barbarisme puisse atteindre de telles proportions ? La réponse à cette question, Balqis Al-Mulhim vous la rapporte dans les pages de ce livre.
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