Daniel Destarac nous revient (de loin) après « cigarettes littéraires » pour nous soumettre ces quelques lignes qui sont bien de la même trempe et du même encrier. Décidément, Daniel Destarac ne peut s'empêcher (s'en amusant) de plonger sa plume dans le même que celui des plus grands auteurs. Au pire, juste pour qu'on se souvienne de leur nom, au mieux, qu'on se souvienne de notre affection pour eux. Voilà un excellent exercice que nous suggère Daniel Destarac qui se dit plus « voleur » qu'artiste, soit ! On retrouve cependant avec plaisir Martial, le fameux professeur. Ce roman, dans lequel il est question de voyage (scolaire), donc (encyclopédique), a des pouvoirs magiques. Entre autres de subjuguer ses élèves (et le lecteur), il fait entendre des voix, celle de Malraux, celle de Sacha Guitry, de Sade répondant à Michelet, il laisse deviner la silhouette du Général, Voltaire avoir des démêlés avec son singe, Balzac chercher 10.000 francs, Proust se pasticher. Flaubert de rester à l'écart… tandis que Montaigne a sa statue… Puis on se prend à appeler Destarac, Daniel, comme lui, appelle Jean-Jacques, Rousseau, Flaubert, Gustave... car il transmet cette étrange aptitude à se complaire comme lui, dans une sorte de mauvaise foi, de tromperie, de malhonnêteté, de plagiat qui au contraire de rebuter rend avide d'apprendre, de savoir et de lire, malgré tout !
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