« Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Martin Nsentedi Moubyamoutshioto avait le syndrome de la guerre qui l'obsédait depuis sa naissance. À dix ans à peine, il était tombé dans une conduite d'eau qui avait failli l'engloutir dans la rivière Nsadi. Mais grâce à l'intervention de Madame Marie-Louise Mbouji wa Diminou, il eut la vie sauve. Fils aîné de Mouyaya Moulale, il avait étudié une année à l'école moyenne. Il lisait les journaux et les livres du matin au soir. Il s'exprimait bien et parlait parfaitement la langue des Noko (oncles par alliance). C'est la raison pour laquelle on l'engagea à la société minière de diamant (Somidiat) pendant la période coloniale. Clerc, il devait s'occuper du personnel et des ouvriers de toutes les mines de Kabelekesse. Et pour accomplir cette mission, le chauffeur qui le conduisait roulait à tombeau ouvert. Martin grondait les ouvriers fautifs, bref, il était sévère, mais n'était pas méchant. »
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