Oskar est sur une pente glissante, comme les lettres de son prénom sur la couverture, placées en léger contrebas l'une de l'autre, semblent le dire. Et pourtant, il a été choisi pour sauver le village du comte qui fait disparaître un à un les plus braves chargés de le combattre. Cette fois le village a compris, il envoie celui que personne ne regrettera : sans famille, récemment arrivé et dont le commerce ne fonctionne pas. Oskar, antihéros, part alors à la conquête du château là-haut sur la colline. Dès la première double page, nous sommes plongés dans un univers kafkaïen où le château tout petit écrase néanmoins le village. Quelques fenêtres éclairées de jaune et leurs toits d'ardoise font penser à Tomi Ungerer avant que les illustrations nous invitent à croire à un conte de fées. Non seulement Oskar, jouant la montre, ne sera pas dévoré par le comte qui, d'ailleurs, s'avère être une comtesse et une souris, mais rendra celle-ci folle amoureuse. Néanmoins, la chute a tout pour nous surprendre et la conclusion philosophique « Seul Oskar savait qu'il n'était qu'un chat » donne à réfléchir.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | les Fourmis rouges | 978-2-36902-184-1 | 44 | [Montreuil] | AbeBooks · Momox |
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