Leanne Betasamosake Simpson procède dans "On se perd toujours par accident" par petites touches minimalistes : une corneille qui observe un chevreuil accro au sel de voirie ; le lac Ontario qui inonde Toronto pour refaire le monde à zéro; des amants qui séjournent dans le dernier recoin de la forêt boréale ; trois camarades qui recueillent de l'eau d'érable dans un quartier cossu ; et Kwe qui obtient son permis d'arme à feu en campagne ontarienne… Selon l'auteure, le fragment littéraire constitue un outil d'intervention décoloniale. Son écriture génère une réalité décolonisée qui échappe aux discours dominants et aux catégorisations consacrées. Comme dans son premier récit "Cartographie de l'amour décolonial", elle mélange habilement les contes autochtones, la musique, la science-fiction, le réalisme contemporain et la voix poétique.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2019 | Mémoire d'encrier | 978-2-89712-672-8 | 147 | Québec (Québec) | AbeBooks · Momox |
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