Olympe, mauvaise graine a tout du conte. Un univers onirique, fantaisiste, noir, qui trouve l'éclaircie. Des personnages très attachants ou parfaitement rebutants. Une langue imagée, captivante. Un contexte contemporain mais dont l'imagination s'affranchit aussitôt. Et d'abord, une enfant.Olympe est orpheline. Elle grandit parmi les malfrats. Son prénom, Olympe, lui a été donné par Luis, le patron, qui l'a trouvée bébé dans un carton d'appareils photo Olympus. Pour survivre, il faut voler. Elle apprend le silence, la bagarre, la solidarité – rare –, la trahison – récurrente. Un jour Luis, piégé par une autre bande, meurt. S'ouvre alors une page de violence tous azimuts. Les flics. L'hôpital. Et alors qu'Olympe erre dans sa chambre intubée et solitaire, arrive un étrange homme, un homme dont la peau semble faite d'écorce d'arbre, qui répare les plantes en danger, et qui va soigner cette « mauvaise graine ». Fuite de l'imagination ? Rêverie de réparation ? Une odyssée improbable et initiatique s'engage. Vers d'autres contrées, vers la liberté. Un roman porté par une écriture poétique, qui rappelle Boris Vian, Edward aux mains d'argent, un Miyazaki foutraque dans un univers pluvieux et industriel, Chihiro chez les Triplettes de Belleville.
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