L'oiseau de saccages plane dans le ciel bas. Son vol saccadé trouble les consciences. Ses battements d'ailes obligent la mémoire à opérer comme un interrupteur sur la lumière. Le temps n'a plus qu'une prise relative sur le drame passé qui réapparaît au moment où on ne l'attend pas. Qui déchire, qui obsède, qui torture l'âme, qui prend le cœur et qui s'enfuit à nouveau. Les corps prennent page et se mêlent, s'aiment, souffrent. La mort se marre, l'existence subit. Au dessus de la mêlée l'oiseau de saccages plane cyniquement. Manuel Pratt, offre au lecteur un texte fort et inclassable. Peut-être trop fort : “Peu d'hommes racontent le viol dont ils ont été victimes. Et de ses conséquences dans leurs vies d'adultes. Vous jugerez de mes sentiments violents ou démesurés, cela m'est égal, car tout est désespérément vrai.” Alors, si vous n'êtes pas préparés, ne lisez pas ce texte.
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