romans, poèmes, scripts, théâtre, jeunesse
Les mots sont de chair, de peau, d'os et de sang. Ils palpitent à chaque phrase, comme un cœur qui cogne, tant que l'auteur est vivant. Parfois, même après sa mort, ils continuent de battre dans les pages que certains croyaient oubliées. Et il suft de les donner à nouveau à lire pour qu'ils reprennent leur sarabande. Ainsi en est-il des écrits d'Yves Navarre. Tout renaît à la vie, une fois encore, sous le regard du lecteur. Ici, le grandiose le dispute au dérisoire. Le souci du détail qui touche n'empêche pas la hauteur de vue. L'intime raconte aussi quelque chose de toute l'humanité. La mort, partout présente, explique la pulsion de vie, les tourments de l'amour et la nécessité d'écrire, et d'écrire encore. Un sens aigu de l'observation, une émotion à eur de mots, des formules qui font mouche et du talent. Voilà ce qu'il faut pour écrire aussi bien une émouvante chronique familiale, comme "Le cœur qui cogne", une confession dérangeante, comme "Killer", ou un grand roman-opéra, comme "Niagarak". Pour écrire également des pièces de théâtre, des poèmes, un livre pour enfants, un argument pour ballet et jusqu'au script complet et inédit d'un film qui ne sera jamais tourné et qu'il nous a fallu aller dénicher dans une boîte d'archives d'une université américaine au n fond de la Pennsylvanie… C'est « cette force du dedans », propre à l'auteur du "Jardin d'acclimatation" (Prix Goncourt 1980), que nous vous proposons de retrouver dans le deuxième volume de ses Œuvres complètes.
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