Masuccio est le Boccace Napolitain. Béni soit le Salernitain, a dit Doni dans une de ses Librerie ; du moins n'a-t-il pas volé un seul mot à Boccace et son livre lui appartient-il tout entier. Masuccio, en effet n'a imité personne, pas plus pour le fond que pour la forme de ses récits ; mais il n'était pas, comme Boccace, un humaniste, un latiniste de premier ordre, il n'a pas pu assouplir d'une façon aussi parfaite l'abrupt idiome populaire dont il se servait et le couler, artistement dans le moule que les littératures anciennes nous ont légué. Il n'en reste pas moins l'un des créateurs de la langue italienne ; quand le Pogge, son aîné de trente ou quarante ans à peine, ne croyait pouvoir écrire qu'en latin ses Facéties ; quand Pontano, son contemporain et son intime ami, n'avait, lui aussi, confiance que dans le latin pour faire parvenir ses œuvres à la postérité, Masuccio à la cour de Naples, comme Pulci à celle de Florence et Boïardo à la cour de Ferrare, trouva que l'idiome populaire n'était pas si fort à dédaigner et mérita cet élogieux surnom de pœta materno, poète en langue maternelle, que lui décerna son premier éditeur.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2023 | Christophe NOËL | 9798851061042 | 154 | Moyenmoutier | AbeBooks · Momox |
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