Premier roman. Véritable coup de coeur pour ce récit, ce cri d'amour bourru déchirant de Jean, jeune homme de dix-sept ans, pour Sarah, seize ans. La belle jeune fille est devenue maigre, sans vie. Il veut la sauver malgré elle et l'entraîne dans une course folle contre la mort dans un train, à destination de Berlin. Bercé par les paroles de Bruce Springsteen, David Bowie " We can be heroes just for one day ", il vit sa première histoire d'amour. L'auteur a eu la délicatesse de faire l'ellipse de l'issue que l'on devine fatale. Où était-ce trop douloureux pour Jean ? Le jeune homme en sort transformé et renforcé. Hanté par le fantôme de Sarah, il reviendra bien des années plus tard, à Berlin. Une voix, celle de Jean qui tient une sorte de journal de bord, un style, un contexte socio-culturel, entre l'insouciance de la jeunesse et la mort présente en filigrane. Franchir les murs, ceux de l'anorexie de Sarah. Leur amour est un appel à la vie. Berlin sonne comme une caisse de résonance, avec ces poèmes qu'invente Jean au fur à mesure en parlant à Sarah, au coeur de leur histoire. Les adolescents se retrouveront dans cet amour sublimé, immortel, volontairement optimiste. Jean n'a pas fait le choix de la suivre dans l'autodestruction.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2009 | L'école des loisirs | 978-2-211-09436-8 | 178 | Paris | AbeBooks · Momox |
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