Il y a des auteurs qui ont assurément des choses à dire à leurs lecteurs, c'est le cas de Barbara Wersba. On se laisse séduire pas cette belle leçon de vie donnée par une vieille femme, pauvre et excentrique, à un jeune adolescent désespérément seul, qui se sent raté. Car la vie d'Albert n'a rien d'enviable : mère insignifiante, père démissionnaire et alcoolique, et lui-même, enfant non souhaité, sans ami, nul à l'école. Albert trouve en Orpha Woodfin une interlocutrice de choix, elle le fait rêver, tous les deux adorent lire, elle a de nombreuses références qu'elle sait partager, Rilke en particulier. Elle encourage l'adolescent à être lui-même, lui parle comme à un homme, l'appelant de son nom, Monsieur Scully. Certes certains aspects sont très schématiques (la maison d'Albert, où rien ne dépasse, et le taudis de la vieille femme), voire caricaturaux, pourtant cette fenêtre qui s'ouvre sur une vie singulière nous émeut et donne confiance.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2008 | T. Magnier | 978-2-84420-676-3 | 175 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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