Drapée dans les plis de son burnous. bottée en cavalier filali, déguisée en homme Isabelle Eberhardt (1877-1904) a parcouru les immenses étendues sahariennes. Fière de son existence de femme libre, elle a vécu ses « aventures de la route » à la manière des soldats bédouins du Sud-Oranais, contrainte de faire oublier son identité féminine pour participer aux expéditions les plus risquées. Avec une palette d'une richesse impressionnante elle sait saisir les ombres, leurs absences, leurs silences, elle sait saisir la profondeur des lignes, la pesanteur mais également l'évanescence de la lumière. Couleurs mirages, couleurs orages, couleurs hommages, couleurs miracles. Elle détaille et ne confond pas. Ni les couleurs, ni les visages, ni les âmes. « Le monde arabe et le monde européen, se coudoient, se mêlent sans jamais se confondre ». D'origine russe, Isabelle Eberhardt (1877-1904) fut pendant quelques années une voyageuse infatigable, mêlant son existence à celle des peuples de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie auxquels elle vouait une véritable passion.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2018 | Le Livre qui parle | — | — | [Compiègne] | Vinted | BNF → |
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