Depuis quelques années, des groupuscules transhumanistes fantasment une mutation humaine. En nous « augmentant », nous pourrions vaincre la mort, et véritablement être « comme des dieux ». Mais opportunément, les mêmes, refusant tout déterminisme biologique, minimisent la véritable mutation en cours : celle de la planète. Or, si elle est bel et bien le défi du siècle, une mutation humaine doit nécessairement prendre acte des limites de la Terre. Elle procédera non d'une amélioration ou d'une augmentation de l'individu, mais d'un changement radical de la façon dont nous coexistons, entre humains, et entre humains et non-humains. Elle portera sur cet espace qui est « entre ». Bref, elle sera politique. Dans cet essai, Nathanaël Wallenhorst poursuit son travail d'analyse de l'Anthropocène en dénonçant cette soif qui nous pousse à la possession illimitée et à la domination. La mutation qu'il appelle de ses vœux ? Repenser l'humanité comme une aventure en conciliant biologie et politique, jaillissement de la vie et organisation de la pensée. Et cela ne va pas sans résistance ni critique du néolibéralisme...
Sujets :Transhumanisme · Écoformation · Écologie humaine
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2021 | Éd. le Pommier | 978-2-7465-2355-5 | 269 | Paris | AbeBooks · Momox · |
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