les images marginales des livres dévotionnels, XIIIe-XIVe siècles
Point de pudibonderie, ni de puritanisme hypocrite dans les enluminures des livres de dévotion médiévaux. L'association des instruments de musique, de l'obscénité et des métaphores homo- et hétérosexuelles caractérise les décors des marginalia de la majorité des manuscrits dévotionnels des XIIIe et XIVe siècles. Les « drôleries » musiciennes et érotiques en sont des ornements communs et répandus dans les psautiers et les livres d'heures des laïcs et des clercs. Ceux-ci en sont d'ailleurs les concepteurs, lettrés pourtant garants de la morale sexuelle. De nos jours, ce paradoxe étonne d'autant plus que ces livres de prières sont à l'usage des femmes de l'aristocratie, qu'elles soient fiancées, épouses, amantes, veuves, abbesses ou moniales. Il contraste certainement avec l'idée que l'on peut se faire des cultures savantes et des pratiques religieuses du Moyen Âge. Or, c'est sous l'autorité de l'Eglise que images et musiques des corps interrogent les sexualités et le genre, la norme et la transgression,et par-là, le corps et l'âme et la place de l'humain dans le monde créé; A contre-courant, peut-être, des idées préconçues sur le Moyen Âge, leur audace invite à réfléchir sur les rapports aux images et au religieux dans la société médiévale, et par ricochet dans celle d'aujourd'hui
Sujets :Dans l'art · Instruments de musique · Livres de prières et de dévotion · Musique et sexualité
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |