Je regarde Paris, et les rues, et les gens. Et les trottoirs trop gris, les tristes indigents. Puis les clochards perdus entachés au réveil Par l'urine et l'alcool, spermes de leur sommeil. Il y a la sirène, la mort qui se faufile Au creux de l'ambulance qui roule en double file. Et les bus affamés sans la moindre pitié Engloutissent ces gens qui ne vivent qu'à moitié. Je regarde la pluie qui rince les ordures Et les entraîne au loin, pour que Paris perdure. Et la ville lumière, de masquer des blessures. Hier Paris commémore, aujourd'hui Paris pleure Et à la boutonnière ne porte qu'une fleur Qui se courbe et se fane, car Paris n'est qu'un leurre.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2020 | les Éd. du Net | 978-2-312-07287-6 | 46 | Saint-Ouen | AbeBooks · Momox · |
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